ALLOCUTION DU PRESIDENT DE L'AMICALE NATIONALE LORS DE L'ASSEMBLEE GENRALE DU 19 NOVEMBRE 2011 A AVION
Mesdames, messieurs,
Je voudrais d’emblée m’acquitter d’un agréable devoir en remerciant, André Molle et son équipe, pour avoir organiser cette assemblée générale, merci à tous ceux qui les ont matériellement aidés, comme la ligue du Nord, représenté par son Président Monsieur PECQUEUR, le conseil régional, le club de Lens et son président Gervais Martel. D’une façon plus générale, toutes les personnes qui se sont investis dans l’organisation. Qu’ils trouvent ici l’expression de notre sincère gratitude.
Nous voilà, aujourd'hui réunis dans l'enceinte d'un des bastions du football, ce magnifique centre de formation du RC LENS La Gaillette.
C’est avec grand plaisir que je m'adresse à vous en cette occasion que nous célébrons chaque année, avec le souci permanent de préserver le contact, vous apporter notre soutien, et saluer vos efforts méritoires.
Monsieur le représentant du Président de la FFF, Je suis très heureux de vous accueillir à l’assemblée Générale des éducateurs de football.
Malgré les multiples obligations qui sont les vôtres, vous avez accepté de venir à la rencontre des présidents et délégués des Amicales d’Educateurs du Football.
Je tiens à vous en remercier très chaleureusement, c’est une marque d’attention que vous manifestez à notre égard, à laquelle nous sommes très sensibles.
A l’heure du bilan de la saison 2010/2011, je dirai de l’année qui vient de s’achever, qu’elle fut contrastée ! Entre ombres et lumières…
Des résultats sportifs brillants, fruit du travail des éducateurs amateurs, professionnels et de la DTN :
- Les féminines A avec Bruno BINI
- Les féminines U 17 avec Paco RUBIO
- Les U20 garçons avec Françis SMERECKI
- Les U16 garçons avec Patrick GONFALONE
Qu’il me soit permis, en votre nom, de leurs transmettre nos plus chaleureuses félicitations.
Une représentation des éducateurs dans les instances avec l’élection de deux éducateurs dans les hautes sphères de la FFF. Le Comité exécutif avec Joel MULLER et la présidence de la haute autorité avec votre serviteur.
Mais derrière cette lumière il ne faut pas oublier l’ombre.
Cet ombre qui se manifeste par la baisse des licenciés. La baisse des bénévoles dont celle des éducateurs.
Mais aussi la baisse de nos adhérents.
Bien sûr nous pouvons trouver une excuse toute faites, « le comportement de l’équipe de France en Afrique du sud ».
Oui bien sûr, mais est-ce la seule raison, je ne le pense pas.
Si nous nous sommes gargarisés des bons résultats de nos jeunes, Peut- être devons- nous nous interroger sur notre part de responsabilité en ce qui concerne cette désaffection. Même si je suis persuadé que les éducateurs, à eux seuls, ne résoudront pas tous les problèmes.
Mais balayons devant notre porte avant de porter des jugements sur ce que font ou ne font pas les autres.
Un sondage récent montre que 75% des personnes interrogées recherchent dans la pratique sportive la notion de « fun ». Il faut le constater, aujourd’hui le plaisir est roi, nous vivons à l’ère des RTT, des loisirs à hautes doses.
Sommes-nous en phase avec ce sondage. Notre formation, plus spécifiquement technique ne nous oriente-elle pas trop vers la compétition.
Faisons-nous bien la différence entre ceux qui viennent faire du sport et qui entre dans les 75% du sondage et ceux qui ont les qualités la volonté et la passion suffisante pour s’orienter vers le haut niveau.
Sans parler de ceux qui ne savent exister que s’ils sont dans les premiers au classement, comme si leur valeur d’éducateur était fonction du classement de leur équipe.
Il est vrai que les récompenses, les médailles vont à ceux qui font des résultats, qu’elle que soit, d’ailleurs, la façon dont ils les ont acquis, et non pas à ceux qui travaillent convenablement, pédagogiquement, en remplissant parfaitement leur rôle d’éducateur.
Nos club gèrent-t-ils convenablement la différence entre le football de masse et le football d’élite.
Y-a-t-il seulement un projet club, projet élaboré entre le président et les éducateurs du club, en tenant compte des possibilités et des moyens de chacun. J’en doute, et pour beaucoup d’entre eux, j’en suis sûr.
Que penser de la désaffection des bénévoles et des éducateurs, pourquoi ce désamour.
Peut-être, tout simplement, parce que les uns et les autres ne sont plus fiers d’appartenir à la famille du football.
Dire aujourd’hui que l’on évolue dans le football est une tare.
Messieurs les responsables du football Français, Il faut redonner courage et fierté au éducateurs du football en leur manifestant, publiquement, la reconnaissance minimum que vous devez à ceux qui donnent, de leur temps et quelque fois de leur argent pour que le football continue d’exister et de progresser. Redonner une image positive de notre football à la hauteur de sa popularité. Il est vrai que les résultats de l’équipe de France peuvent vous y aider mais ils ne suffiront pas.
Par voie de conséquence, le nombre de nos adhérents est pour la première fois en baisse depuis ma prise de fonction. L’informatisation de notre listing n’est pas la seule cause.
Si la perte d’adhérent n’est pas encore catastrophique elle est suffisamment alarmante pour que nous en parlions.
Chiffres : 2010 : 10880
2011 : 10607 (-273)
Si certaines amicales sont en très net progrès d’autres, inversement, sont en chute libre. Les analyses qui nous parviennent sont toutes les mêmes, les jeunes ne s’intéressent à rien, nous n’avons plus le temps etc…….. Pourquoi les Amicales qui progressent ne font pas les mêmes analyse
Nous ne devons pas accepter de subir.
Nous sommes quand même la doyenne des associations, l'une des plus actives du football, la plus riche en nombre potentiel d'éducateurs.
Maintenir notre rang demande effectivement beaucoup d'investissement chez tous les éducateurs. Je sais que vous êtes en majorité toujours aussi motivés, ce qui ne vous empêche pas d'espérer du renfort, sinon la relève.
Nous devons pourtant, malgré tout, nous résigner à faire un constat d’échec.
Tirer les leçons d’un échec est primordial. C’est parce que l’échec est là qu’il « faut » positiver, tant qu’à avoir subi un échec, autant en retirer quelque chose. Or, c’est sûrement ce qu’il y a de plus difficile à faire.
C’est en effet, le lot des récidivistes : ils n’apprennent pas de leurs erreurs, ne se remettent pas en question, cherchent des coupables, se trouvent des excuses, évoquent la malchance.
Un gagnant n’est pas une personne qui ne compte que des réussites, mais une personne qui en connaît assez, pour alimenter la spirale de la réussite et ne pas tomber dans celle de l’échec.
Beaucoup de combats sont perdus parce que nous ne voulions pas vraiment gagner.
Se donner les moyens de ses ambitions est une condition qui se cumule aux autres. Le gagnant sait comment il va gagner, il évalue les moyens nécessaires à la victoire et se les procure. Ces moyens peuvent être de l’argent, du temps, des remises en question, des renoncements à d’autres objectifs.
Se remettre en situation de pouvoir gagner, voilà le plan réaliste de celui ou celle qui a un mental de gagneur.
Dans le cadre des efforts qu’il nous faut consentir pour que les choses s’améliorent nous avons pensé aller à votre rencontre, chez vous, dans vos départements pour vous écouter, échanger, analyser, vous aider à construire votre projet.
Une fois ce travil d'analyse et de préparation effectué, il faudra repartir au combat.
Plus fort des leçons apprises, plus aguerri.
La plupart des grandes réussites sont jonchées d'échecs. Le gagneur est celui qui sait les dépasser projet.
Le Président de l’Amicale des éducateurs que je suis a confiance en vous, je sais que je peux compter sur votre engagement, ce n’est pas le premier défi que vous relèverez.
Rendez-vous en octobre 2012.
Mais surtout n’oubliez pas, comme l’a dit John Fitzgerald KENNEDY :
L'art de la réussite consiste à savoir s'entourer des meilleurs.